La photographie argentique.

Toutes les prises de vues présentes sur ce site sont réalisées à l'aide d'un appareil photo numérique dernière génération ; cependant il est impossible dans le cadre d'un blog sur la photographie de passer sous silence tout ce qu'a été cette discipline avant le numérique. Voici donc quelques lignes qui retracent et expliquent la photographie argentique.


La photographie, c'est depuis toujours, "écrire avec la lumière", c'est à l'origine l'obtention d'une image par un procédé faisant intervenir l'optique pour former l'image sur une émulsion photosensible et la chimie pour la fixer. De la première photographie en noir et blanc de Nicéphore Niepce à aujourd'hui le processus d'apparition d'une image est toujours le même puisque la photographie constitue toujours un enregistrement sur une surface photosensible des rayons lumineux qui balaient une scène ou un objet.


  • L'argentique : une physique et une chimie associées.


Comme suggéré en introduction, c'est la combinaison d'éléments chimiques et de procédés physiques qui intervient tant dans la réalisation de la prise de vue que dans le tirage. Lors de la prise de vue, les rayons lumineux diffractés sur les différents éléments d'une composition sont rassemblés sur une surface photosensible par un objectif. Via un jeu d'optique, le sujet est projeté sur une surface qui enregistre les variations de lumière : la pellicule sensible. Une image, non visible alors, est cependant capturée. Première opération : l'utilisation d"un révélateur fait apparaître l'image. Dans ce premier bain s'opère une réaction chimique qui transforme les sels d'argent de la pellicule en argent métallique ; le sels qui n'avaient pas capté la lumière sont éliminés au lavage, ensuite l'image obtenue est fixée dans un nouveau bain qui stoppe toute réaction chimique. L'image latente s'est transformée en image négative qui montre en valeurs inversées le sujet photographié. Ce négatif va devenir une image positive en projetant de la lumière sur une surface photosensible, donc le papier, à travers le négatif transparent. Reste en suite à opérer comme pour l'obtention d'une image négative par réduction des sels d'argent, lavage et fixage. L'image finale obtenue est appelée épreuve ou tirage. A noter qu'au tout début de la photographie, après la première image de Niepce, c'est à Louis Daguerre, son associé, que l'on doit de grandes découvertes notamment en ce qui concerne le matériau photosensible et surtout l'invention d'un nouveau procédé photographique facilement utilisable : le daguerréotype.




  • De la chambre photographique au petit format.


Au tout début de la photographie, le photographe prépare au pinceau ses surfaces photosensibles en enduisant des plaques de verre (ou papier) d'un mélange à base de gomme et de sels photosensibles. A cette époque les appareils étaient très volumineux puisqu'il s'agissait de chambres en bois pesant plusieurs kilos. Peu à peu, des appareils plus facilement transportables ont vu le jour, avec de gros progrès sur la maîtrise du temps d'exposition. Une des grandes dates historique dans la technique photographique est l'apparition du Leica en 1923, doté d'une technologie à la fois compacte et de grande qualité.



  • Dernières générations d'appareils argentiques.


Par la suite, les appareils photos argentiques sont devenus de plus en plus sophistiqués avec l'apparition d'appareils "reflex" qui permettent beaucoup de latitude dans la prise de vue avec leur viseur intégré, la possibilité de changer d'optique en fonction des situations, leur compacité s'est aussi très vite améliorée avec toujours plus d'électronique.



  • Le cas à part du Polaroïd.


En 1947, Edwin Land met au point un procédé révolutionnaire : Le Polaroïd. Cet appareil étonnant permet de prendre un cliché et de le développer en une minute. Les versions les plus avancées gagneront en rapidité et maîtriseront mieux l'ombre et la lumière afin de s'adapter à tous types de situations de prise de vue.




  • Les pellicules.


Les pellicules photo argentiques sont classées en fonction de leur sensibilité à la lumière, mesurée d'après le système de l'American Standards Association ou ASA. Des anciennes grosses plaques photographiques aux petits rouleaux de pellicules, les progrès ont été constants dans les matériaux photosensibles. Dans les dernières évolutions de la photographie argentique, le choix de la pellicule était aussi important que le réglage de l'appareil photo. Selon les conditions de luminosité, le photographe choisissait donc la pellicule la plus adaptée à la situation de prise de vue, soit par exemple un indice ASA élevé pour une lumière faible.





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SIRET 79479403200027            

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