Les photographes mythiques.

La photographie joue un rôle primordial lorsque l’on souhaite susciter la curiosité de quelqu’un. Elle peut également servir à partager ou délivrer un message. Parfois même, une simple photo peut véhiculer plus d’informations qu’un texte. Photographier équivaut à capturer une tranche de vie ou un moment d’émotion intense. Même s’il existe de nos jours de nombreux photographes dont le talent est indéniable, il nous faut mettre en lumière ceux qui ont marqué l’histoire. C’est ce que je vous propose à travers ce dossier non exhaustif dédié aux photographes mythiques.



I. Les photographes mythiques de mode


  • Mario Testino


Parmi les photographes de mode qui ont à jamais marqué l’esprit des fashionistas figure le grand Mario Testino. Actuellement âgé de 66 ans, la réputation de ce photographe péruvien n’est plus à débattre. En effet, il a déjà travaillé avec les mannequins les plus connus des quatre coins du globe.

De célèbres magazines, à l’instar de “Vanity Fair” ou encore “Vogue”, ont sollicité ses services à maintes reprises. Si les plus grandes marques telles que Burberry ou Versace sont aujourd’hui connues, c’est grâce à son travail minutieux et réussi. Parmi les stars qui ont eu le privilège de poser devant son objectif, on peut citer Kate Moss et Lady Di.

En 2014, Mario Testino décroche son plus beau titre après plusieurs années de carrière : il devient membre de l'Ordre de l'Empire Britannique. Une récompense pour l’honorer à la suite de ses nombreux efforts dans le monde de la mode. Il est aujourd’hui une référence pour les étudiants en photographie.


  • David Bailey


Aujourd’hui âgé de 82 ans, David Bailey est à la fois un photographe de mode et un réalisateur de spots publicitaires. Il a aussi grandement contribué à la mise en forme du personnage de Thomas dans le long-métrage intitulé Blow-Up, réalisé par Michelangelo Antonioni. Au cours des années 60, il a également collaboré pour le Vogue Britannique.

Ses portraits des plus grandes icônes du monde du divertissement font également la réputation de l’ex-compagnon de Catherine Deneuve. Sa signature est reconnaissable entre mille. En effet, l’artiste utilise beaucoup les jeux de lumière et les fonds austères. Ses clichés sur l’Angleterre des années soixante, le « Swinging London », constituent une part très importante de son travail.



II. Les photographes mythiques du journalisme


  • Steve McCurry


Originaire de Pennsylvanie, Steve McCurry représente l’idole des apprentis photographes souhaitant œuvrer dans le journalisme. Il est notamment connu pour son portrait l’Afghane aux yeux verts. Un œuvre d’art symbolique des années 80, qui met en exergue la beauté d’une jeune fille fuyant son pays.

Ce qui fait l’authenticité de Steve McCurry ? Il préfère orienter son travail vers les portraits. En effet, plutôt que d’immortaliser des scènes de guerre, l’artiste photographe se focalise sur les traits des visages et les expressions faciales. Actuellement, le photographe américain s’investit dans des projets humanitaires en vue de venir en aide aux enfants sur le plan éducatif. C’est la raison pour laquelle il a créé la fondation “Imagine Asia”.



  • Robert Capa


Robert Capa est sans doute le photoreporter de guerre le plus populaire au monde. Une notoriété qui résulte de ses nombreuses représentations dotées d’un maximum d'influences. Né en Autriche, il a participé à la création de la fondation Magnum en 1947. Une association qui réunit les plus grands photographes mythiques du monde entier, et qui a vu le jour avec l’aide de son associé David Seymour.


Pour pouvoir créer le cliché parfait, Robert Capa n’hésite pas à braver le danger. Comme il le dit lui-même : « Si vos photos ne sont pas assez bonnes, c’est que vous n’êtes pas assez près ». Cette proximité avec le sujet représente la base de tous ses chefs-d'œuvre.

C’est au cours d’événements historiques tels que la guerre sino-japonaise, la Seconde Guerre mondiale et bien d’autres, qu’il a réalisé la majeure partie de ses travaux. Ce reporter de guerre a également su développer une notoriété auprès du public à travers des photographies issues de la guerre d’Espagne (notamment Mort d’un soldat républicain).


Durant un voyage en Asie, il a pris en photo un enfant vêtu d’une combinaison de militaire. Un cliché qui servira ensuite de couverture pour son magazine intitulé « Life ». En mai 1954, il trouve la mort en Indochine à cause d’une mine antipersonnel.


III. David LaChapelle : le photographe mythique de l’art « pop ».


Né en 1963 dans le Connecticut, David LaChapelle est photographe et réalisateur. Ses portraits se distinguent par son style alliant l’humour et le surréalisme et s’inspirent plus particulièrement des œuvres de James Bidgood. Sa passion pour la photographie a commencé dès son plus jeune âge, alors qu’il prenait tout simplement sa maman en photo.


Plus tard, il est repéré par Andy Warhol qui lui décroche son tout premier contrat avec le magazine ”Interview Magazine”. Il publie alors des photos à la fois kitsch et pop, qui véhiculent en parallèle des messages intenses destinés au grand public. Notons que David LaChapelle est l’auteur du clip It’s My life, interprété par No Doubt. Ses œuvres d’art sont aujourd’hui exposées partout dans le monde.


IV. Edward Sheriff Curtis : le photographe mythique des tribus amérindiennes


Illustre photographe des tribus amérindiennes, le légendaire Edward Sheriff Curtis est né en 1869 dans le Wisconsin. À l’adolescence, Edward Curtis s’initie à l’art de la photographie dont il tombe très vite amoureux. Sa rencontre avec Princesse Angelina, membre d’une tribu très connue de Seattle, en sera l’une des causes principales.


Ses clichés sont entièrement consacrés aux portraits d’Indiens d’Amérique, la source d’inspiration ultime pour le photographe. Ses photographies vont d’ailleurs lui valoir un bon nombre de trophées. Car si le peuple indigène a pu obtenir une place dans le cœur de la population américaine, c’est en partie grâce à ses admirables travaux. En effet, à l’époque, l’intégration des Indiens auprès des natifs n’était absolument pas naturelle.


V. Les photographes féminines mythiques


  • Annie Leibovitz : la photographe des stars


Parmi les femmes photographes les plus connues à l’échelle planétaire figure Annie Leibovitz. Ses portraits impressionnent avec des décors inattendus. Parmi eux, celui où Scarlett Johansson s’habille en Cendrillon devant l’objectif de la photographe de 71 ans. Un chef-d’œuvre renversant, qui suscite l’admiration des plus grands experts en photographie.

Leibovitz est tombée amoureuse de l’art et de la peinture, alors qu’elle n’avait pas encore atteint la fleur de l’âge. C’est durant un séjour en Asie que sa passion pour la photographie s’est développée.


Cela fait plusieurs décennies qu’elle réalise les portraits des plus grandes stars, au profit du magazine « Vanity Fair ». Parmi ses créations, on peut citer une photographie de Demi Moore en période de grossesse. Celle où l’on voit Whoopi Goldberg dans un bain de lait a également fait sensation dans le monde médiatique.


  • Anne Geddes : photographe des enfants


Cette Australienne de 64 ans, qui a appris en autodidacte l’art de la photographie, se spécialise dans les sujets plus jeunes à l’instar des nourrissons et des jeunes enfants. C’est en Chine qu’elle commence son parcours professionnel. Des années plus tard, ayant trouvé son axe de travail, elle s’investit pleinement dans la photographie d'enfants.


C’est avec son œuvre d’art baptisée Cabbage Kids, où l’on peut voir des enfants en train de se prélasser dans des feuilles de salade, qu’elle a développé sa notoriété. Ses travaux marquent les esprits grâce à un style légèrement décalé et excentrique. En effet, elle immortalise ses sujets en les déguisant en fée ou en animal. L’utilisation des végétaux fait également partie de son travail.


  • Vivian Maier : une révélation tardive


Le principal talent de Vivian Maier est sans conteste ce que l'on appelle la "Street Photography" ou photographie de rue. Née à New-York en 1926, elle passe une bonne partie de son enfance en France avant de revenir dans sa ville de naissance en 1951. Elle y débute d'ailleurs la photographie ; puis en 1956, elle déménage à Chicago où elle réside jusqu'à sa mort en 2009.


Les clichés fascinants de Vivian Maier ont été découverts par hasard par John Maloof en 2007, au cours d'une vente aux enchères à Chicago. Il était à la recherche de divers documents historiques sur cette ville, il décida alors de faire l’acquisition d’un gros lot de négatifs et de diapositives ainsi que des films super 8 d’un auteur totalement inconnu jusqu'alors. Réputée très solitaire, Vivian Maier a finalement réalisé au cours de sa vie plus de 120 000 photographies qui sont restées totalement secrètes puisque en aucune manière elle ne les a exposées ni même de les a simplement montrées.


Vivian Maier fut en réalité gouvernante pour enfants. Un appareil photo toujours avec elle, elle occupa son temps libre à capturer des instants dans les rues de New York et de Chicago. Elle était d'un tempérament plutôt rigide mais curieux. Sans aucun doutes, elle possédait une capacité incroyable à figer les sujets dans des situations diverses et variées, comme si elle était le témoin d'une époque aux Etats-Unis. Il y avait en effet une dimension sociale à ses clichés même si la composition, l'esthétique, l'intérêt du visuel étaient primordiaux ; on le remarque d'autant plus dans ses portraits de passants qu'elle a photographiés tantôt de loin, tantôt de très près.


Vivian Maier meurt dans l’anonymat le plus complet en avril 2009. Ses biens ainsi que l’intégralité de ses négatifs avaient été déposés dans un garde-meuble puis saisis pour honorer des impayés. John Maloof et par Jeffrey Goldstein, autre collectionneur qui fit aussi l’acquisition d’une part de son œuvre ont pu retracer le parcours atypique de cette photographe au talent hors du commun : des origines austro-hongroise et françaises, des voyages en Europe, en France, en Asie et bien-sûr aux Etats-Unis.


Chez Vivian Maier, la photographie apparait comme une véritable obsession, puisqu'elle a accumulé un nombre astronomique de clichés parfois sans même les développer.

L’œuvre de Vivian Maier est finalement dense et passionnante, c'est sa vision d'un monde en changement avec sa capacité à créer des images très graphiques à l'époque des appareils photo argentiques qui ne permettaient pas les retouches et les recadrages d'aujourd'hui parfois largement utilisés par les photographes de rue.


VI. Les photographes mythiques de paysages


  • Ansel Adams


Les paysages naturels représentent les sujets photographiques les plus prisés dans le monde. Grâce à une multitude de richesses écologiques surprenantes, de nombreux artistes ont trouvé une source d'inspiration. C’est le cas de l’Américain Ansel Adams, décédé le 22 avril 1984.

L’artiste a laissé derrière lui de pures merveilles photographiques, et a ainsi inspiré de nombreuses générations d’artistes partout dans le monde. Ansel Adams, durant sa vie, a mené un grand combat pour préserver l’environnement dans son état d’origine. Parmi ses représentations inoubliables, nous pouvons citer celle du mythique parc de Yosemite.


Avec un style très reconnaissable, des photographies en noir et blanc et en version XXL (ce qui apporte une netteté incroyable à ses travaux), il atteint le summum de la gloire au cours des années 80 lorsque le président américain lui décèrne la médaille présidentielle de la Liberté.

Ce photographe professionnel a partagé l’ensemble de ses expériences et de ses astuces dans un ouvrage dont il est l’auteur. Il y relate entre autres les techniques qu’il utilise pour améliorer la qualité de ses clichés en ne perdant pas sa motivation première : la sauvegarde de l’environnement, pour un meilleur avenir de la planète et de l’humanité.


  • Yann Arthus-Bertrand


Parmi les photos qui ont contribué à la réputation d’Arthus-Bertrand figure Le cœur de Voh, datant des années 90. Ce photographe français est également reporter et militant écologiste. Durant sa carrière professionnelle, il a longuement travaillé pour National Geographic, en leur proposant des clichés aériens de la nature sauvage. Plus tard, il crée sa propre entreprise : l’agence Altitude.


En 1999, il publie un ouvrage intitulé La Terre Vue Du Ciel, dans lequel il partage ses plus belles captures du monde sauvage. Cinq ans plus tard, un documentaire est réalisé et diffusé pour mettre en avant son travail. Le film connaît un succès partout dans le monde et sensibilise les téléspectateurs à prendre soin de la nature et à œuvrer pour la sauvegarde de l’environnement.

L’amour qu’il porte pour les espèces naturelles lui vient sans doute du milieu dans lequel il a passé une grande partie de son existence. En effet, âgé de 30 ans, le photographe a vécu en plein cœur de la savane. Il s’est notamment intéressé aux lions de Massaï Mara, et en a fait l’objet de son mémoire de fin d’études.


À travers ces œuvres, Yann souhaite changer le monde et invite les spectateurs à prendre conscience de l’extinction des espèces animales protégées et de l’état d’urgence planétaire concernant le climat.


VII. Robert Doisneau : le photographe mythique d’après-guerre


Symbole de la photographie humaniste française, Robert Doisneau figure parmi les photographes qui ont marqué les esprits durant de la période ayant suivi la Seconde Guerre mondiale. Parmi ses plus belles représentations, on peut citer la photographie mythique du baiser volé. Une photo prise à l’Hôtel de ville et qui fut très vite répandue dans les quatre coins de la planète.


La notoriété de Robert Doisneau à l’échelle internationale s’explique par la qualité inégalable de ses clichés. Le photographe, né dans le sud de la banlieue parisienne, se démarque par un style unique. Il aime entre autres jouer sur les différentes nuances de couleurs dans l’ensemble de ses clichés. C’est donc sans surprise qu’il a préféré orienter ses clichés dans la photographie dite « de quartier ».


La technique de Robert Doisneau est toute simple : s’asseoir et patienter jusqu’à ce que le bon sujet arrive. Il conserve ainsi une certaine distance avec ses modèles, tout en veillant à véhiculer un maximum d’émotions dans ses clichés. Parmi les lieux qu’il immortalise au quotidien figurent les lieux publics, les rues ou encore les bistrots.


Ce photographe professionnel est notamment indispensable à la photographie humaniste. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il s’est vu récompensé de plusieurs mérites, à l’issue de ses efforts et ses travaux légendaires. Parmi ses trophées figure le prix Niepce, qu’il a remporté en 1956, ou encore le Grand Prix national de la Photographie, 27 ans plus tard. Sur tout le territoire de l’hexagone, on dénombre une vingtaine de ses créations personnelles.


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SIRET 79479403200027            

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